15/03/06
J'ai pu joindre Claude qui a mis à ma disposition une véritable caisse à outils de conseils et de pistes d'investigations, je réaliserai ce week-end tous ces tests , et rendrai compte; en principe, la lumière devrait jaillir de cette sombre impasse . Si çà gaze , je pense tenter de ramener la Bohémienne jusqu'à mon domicile. J'entends déjà le bourdonnement de guêpe s'évader du pot détente.
18/03/06
Le meilleur jour de la semaine , mes mains sont trop propres pour rester ainsi, il leur manque sans doute le fard du cambouis ou le délicat parfum de la fleur_sans_plomb 95... Arrivé tôt à l'atelier, j'approche la Gitane de l'établi et décide de vérifier ce que m'a demandé Claude
Le flotteur dans la cuve n'est réglable que sur un cran bas et non au milieu : l'aiguille est à 1/4 3/4
L'aiguille est en bon état , elle a le bout qui pique .
Coté gicleur maintenant... comme je ne me fais plus tout jeune, je prends une loupe pour déchiffrer le diamètre inscrit sur celui ci. Aïe aïe aïe il n'a pas la taille calibrée à 90 ou 95 ce qui m'aurait vraiment convenu... mais 65. J'ai tout lieu de penser que c'est la cause de tous mes déboires.
Je remonte la cuve originale autrement , j'incline le corps du carburateur et visse la cuve à l'extrémité. Je serre avec précaution , J'ouvre le robinet d'essence et mate s'il y a de la fuite dans l'air. oh joie la Belle se tient bien , digne et sèche. Je lui taquine la pipette, mouline plusieurs tours, le moteur toussote puis affiche un long trou à l'accélération (c'était prévisible).
Le pot détente se sent frustré avec cet embout qui le musèle. Il retrouve bien vite sa liberté, j'enfourche le destrier , il m'entraîne sur cette route départementale qui m'a déjà vu passer la semaine dernière, je vais plus loin , jusqu'au village, les gens dont certains m'ont vu gamin se demandent sans doute "qui est ce jobard sur cet engin d'un autre âge.." Un sourire lancé au passage efface l'agression subie par le bruit strident de cet animal dont la robe rouge et blanche vit ses derniers moments.
14h00
De retour dans l'arène, je tente une solution , elle a dans ses tripes un gicleur de 95, c'est ce qu'il me faut , enfin, j'espère.... l'enthousiasme parfois aiguise la distraction voilà que sur un vissage guilleret, ma main glisse et ma paume s'ouvre sur une bavure qui s'en donne à coeur joie. je n'avais vraiment pas besoin de çà, je suis obligé de panser la plaie, l'essence la dessus c'est pas terrible, je m'absente 5minutes puis je reviens décidé à ce qu'aujourd'hui soit un grand jour, tout est prêt, j'appelle l'essence, petit tour de moulinet, elle se réveille, et rugit dès les prémices de rotation de la poignée de gaz. un sourire intérieur couronne ma joie, j'embraye 1ere...2e..3e...4e.. oui je sais toujours pas de casque , il commence à pleuvoir, ah bon? pas remarqué, j'arrive sur la route départementale...3e...4e...5e..6e...je roule ainsi , ralentissant , accélérant, le fauve est docile... Je passe le village... coucou aux autochtones... vais je à la maison?..pourquoi pas...ai je assez d'essence ? je ne sais pas... soyons prudent, rentrons 5e..4e...3e...2e...1e...elle tient bien le ralenti, on rentre, retour à la case départ...je fais 500m..rooooooooooon plus d'essence il ne me reste plus qu'à pousser. Mais c'est pas grave... demain sera un autre jour. A ce stade de la restauration je remercie Claude, Gérard ,Martin, Gordil ,Chichi et bien d'autres qui au travers du forum m'ont aiguillé vers la voie de la renaissance de ma Bohémienne .